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Les vers de terre sont très sensibles aux pratiques agricoles. Les interventions mécaniques comme le labour détruisent les galeries et bouleversent leur habitat. Elles peuvent également blesser ou couper en deux les vers de terre qui risquent alors
de mourir. Cette action négative est d'autant plus importante que l'intensité du travail est forte, notamment lors de l'utilisation d'outils animés (herses rotatives...).
Le moyen le plus simple et le plus efficace pour conserver le nombre de vers de terre dans les champs est de préserver leur environnement en réduisant, voire en supprimant, le travail du sol.
La rotation permet également de développer une population importante de vers de terre. Elle régit plusieurs facteurs, comme la quantité de biomasse végétale produite et laissée sur le sol, mais aussi la variété des produits mis à disposition des vers de terre. La seule monoculture acceptable reste la prairie, qui apporte une bonne source de nourriture en continu et n'engendre aucun bouleversement du sol lié à un travail du sol.
Pour restaurer la fertilité de sols dégradés, il faut préserver l'environnement des vers de terre et leur apporter une ressource alimentaire suffisante, via des résidus organiques, des fumiers ou composts. Cela permet de gagner beaucoup de temps et sécurise la transition vers les TCS (techniques culturales simplifiées), voire vers le semis direct dans les sols où le taux de matière organique est déjà descendu relativement bas.
Reconstruire une population active de vers de terre demande du temps. Les épigés recolonisent un sol en deux à cinq ans si on laisse des résidus végétaux à la surface du sol. Ensuite, les anéciques et les endogés vont revenir progressivement. Cette recolonisation se fera en limitant les perturbations du milieu (travail du sol, compactage) et en ayant une gestion optimale des ressources organiques.
Source : d'après Daniel Cluzeau, Guénola Peres, Frédéric Thomas, « L'importance de la biodiversité du sol : le cas du ver de terre », Techniques culturales simplifiées, n° 27, 2004.

Question
1. Lister les pratiques agricoles défavorables aux vers de terre.
Solution
Quelques pratiques agricoles défavorables aux vers de terre : le labour, le travail avec des outils animés, les rotations courtes, les monocultures, etc.
Question
2. Lister les pratiques agricoles préservant l'environnement des vers de terre.
Solution
Quelques pratiques agricoles préservant l'environnement des vers de terre : la réduction ou la suppression du travail du sol en utilisant des techniques culturales simplifiées (TCS), les rotations de longue durée, les prairies, la conservation des résidus de récolte sur le sol, l'introduction de couverts végétaux, etc.