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Le continent australien ne possédait pas d'espèce de lapins, jusqu'en 1859. Cette année-là, l'anglais Thomas Austin importe douze couples de lapins depuis la Grande-Bretagne, dans le but d'organiser des parties de chasse. Le continent en comptait 600 millions cinquante ans plus tard, peuplant 60 % du territoire.

Les lapins représentaient alors un danger potentiel pour la faune et la flore australienne, puisque, se reproduisant très rapidement, ils dévoraient les pâturages et les récoltes, sans pour autant se sentir menacés puisqu'ils ne trouvaient aucun ennemi sur le territoire. Certaines espèces australiennes, comme les wallabies[1], voyaient leur population chuter et se trouvaient directement menacées d'extinction. Concernant l'agriculture, on estimait les pertes annuelles à près de 500 millions de dollars.

En 1901, on commença à construire la Rabbit Proof, la plus grande barrière du monde (plus de 3 000 km), destinée à réduire l'invasion des lapins, avec en complément des pièges tous les huit kilomètres.

Afin de ralentir la propagation des lapins, les australiens introduisirent alors leur prédateur naturel : le renard. Malheureusement, ce fut un échec cuisant car les renards s'en prirent aux petits marsupiaux plutôt qu'aux lapins.

En 1950, les scientifiques répandirent la « myxomatose » (maladie virale dont l'inoculation au lapin se fait par piqûre d'insecte ou par contact direct entre un lapin infecté et un lapin sain), qui décimât 80 % de la population de lapins.

Mais au fil des années, la maladie, qui ne pouvait pas se transmettre dans les zones arides par les moustiques, recula peu à peu, face aux lapins devenus résistants.

Les australiens importèrent alors la puce espagnole, plus efficace que le moustique pour transmettre la myxomatose dans régions sèches. Mais ce fut un nouvel échec.

En 1995 est introduite (dans de mystérieuses circonstances [mal connues]) la fièvre hémorragique venue de Tchécoslovaquie. En l'espace de trois mois, elle toucha plus de trois millions de lapins. Pris de spasmes et crachant

du sang, ils succombèrent asphyxiés en moins de 48 h. Aujourd'hui, la population de lapins en Australie est estimée à 300 millions. Et alors même que cette population diminue, les autorités australiennes se demandaient déjà comment exterminer un nouveau fléau : le renard.

Source : d'après http://esadlabs-reims.org/zeroplus/articles/l-extermination-des-lapins-en-australie.

Lapin de GarenneInformations[2]

Question

1. Expliquer pourquoi la population de lapins a pu passer de 12 à 600 millions d'individus en 50 ans sur le territoire australien, alors qu'elle ne connait pas cette progression en Europe.

Solution

En Australie, à cette époque, les lapins n'ont aucun prédateur. Ils ne se font pas chasser et peuvent donc se reproduire de façon très efficace.

Question

2. Proposer une hypothèse pour expliquer que la présence des lapins a fait chuter les populations de wallabies.

Solution

On peut penser que les lapins mangent la même chose que les wallabies. Comme ils sont très nombreux, les lapins mangent beaucoup et ne laissent pas assez de nourriture aux wallabies. Les wallabies ne mangeant pas assez, ils sont davantage à mourir. Ainsi, ne pouvant plus se reproduire autant qu'avant l'apparition des lapins, leur population chute.

Question

3. Relever les différentes solutions qui ont été testées pour enrayer sa progression.

Solution

Les différentes solutions qui ont été essayées pour enrayer sa progression sont :

  • une immense barrière complétée de pièges ;

  • le renard ;

  • la myxomatose transmise par les moustiques ;

  • la puce espagnole pour transmettre la myxomatose ;

  • la fièvre hémorragique.

Question

4. Relever un des problèmes engendrés par les solutions testées.

Solution

La présence du renard en Australie, depuis son introduction, est un problème important car il chasse les populations de marsupiaux qui sont donc en danger d'extinction.