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Très fréquents chez les coureurs de marathons ou d'ultra-trails, les troubles digestifs (douleurs abdominales, vomissements, « brulures gastriques », diarrhées...) sont à l'origine d'une majorité d'abandons en compétition. En effet, au
cours de l'effort physique, les cellules intestinales reçoivent moins de dioxygène pour couvrir leurs besoins et assurer leur survie. Dans les cas les plus graves, les médecins parlent d'« infarctus » du tube digestif.
Le tableau ci-dessous présente les variations du débit sanguin, au niveau de différents organes, au repos et pendant un exercice physique.
Total | Cerveau | Cœur | Muscles | Peau | Rein | Estomac, intestins, foie | Autres organes | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Repos | 5 850 | 750 | 250 | 1 200 | 500 | 1 100 | 1 400 | 650 |
Activité | 17 400 | 750 | 750 | 12 500 | 1 900 | 600 | 500 | 400 |
Question
1. Compléter, à l'aide des données du tableau, le graphique ci-dessous.
Solution
Consulter ou télécharger le schéma corrigé :
Question
2. Comparer les débits sanguins, au niveau des différents organes, au repos et pendant un exercice physique.
Solution
Au cours d'un effort, le débit sanguin :
augmente au niveau des muscles, du cœur et de la peau ;
diminue au niveau des organes de l'appareil digestif, des reins et des autres organes ;
reste constant au niveau du cerveau.
Question
3. Expliquer pourquoi la redistribution du débit sanguin est orientée préférentiellement vers les muscles.
Solution
Au cours d'un effort, les muscles sont davantage sollicités. Ils consomment plus de dioxygène et de nutriments pour se contracter. Le débit sanguin est donc orienté préférentiellement vers les muscles pour subvenir à leurs besoins.
Question
4. Expliquer, à l'aide des réponses aux questions précédentes, pourquoi certains coureurs de marathons et d'ultra-trails présentent des troubles digestifs.
Solution
Lors d'un marathon ou d'un ultra-trail, les muscles bénéficient d'un débit sanguin plus important au détriment des organes de l'appareil digestif. Les cellules de l'intestin reçoivent moins de dioxygène pour assurer leurs besoins et leur survie, ce qui a pour conséquence des douleurs abdominales, des diarrhées, etc.

